A tout âge de la vie, il est utile
de s'entourer de précautions, particulièrement lorsque l'on a fondé une
famille, et que les années passent... Une bonne solution consiste à se
protéger par un contrat d'assurance décès (à ne pas confondre avec
l'assurance-vie).
Assurer une maison ou une voiture est un geste qui s'effectue
normalement, on prend conscience du risque en cas de sinistre pour
l'habitation, et pour l'accident de la circulation pour lesquel la
responsabilité du conducteur serait engagée... Qu'en est-il de sa
propre vie, et de celle de son conjoint ? Dans une famille à revenus
moyens, le décès d'un des membres peut déséquilibrer les revenus
dangereusement face à des coûts immuables (crédit[s] en cours,
éducation des enfants...), un contrat d'assurance décès peut s'avérer
un choix très intelligent.
Généralement couplé à une clause invalidité, l'assurance décès permet
de recevoir de l'assureur auprès de qui a été souscrit le contrat, une
somme versée à un ou plusieurs bénéficiaires (généralement la famille,
le conjoint et/ou les enfants, ou un proche), en une fois un capital
prévu par contrat ; ou en deux fois ce même capital, dont la première
très rapidement, destinée à faire face aux dépenses urgentes.
Concrètement, durant la période de couverture de cette assurance décès,
s'il ne vous arrive rien de préjudiciable, vos cotisations auront été
versées en pure perte. C'est de l'argent perdu, mais vous êtes vivant !
Si durant la période de couverture, vous décédez, le contrat est honoré
et le capital prévu est versé au(x) bénéficiaires désigné(s), sans
droit de succession à régler.
Il faut être attentif aux clauses de souscription de l'assurance décès,
et particulièrement aux cotisations fixées en fonction des tranches
d'âge, et ce, d'une compagnie à l'autre, car des différences sensibles
se présentent au candidat à l'assurance. Pour un même capital, la
cotisation payée, tranche 25 à 30 ans, reste quasiment la même de 30 à
35 ans (variable suivant les compagnies d'assurances). De 35 à 40 ans,
l'augmentation est plus sensible, et ainsi de suite, pour atteindre une
cotisation sérieusement majorée à 60 ans... Pour l'assureur, le risque
est, de fait, plus présent dans le calcul. Mais, tout contrat peut être
dénoncé chaque année, généralement deux mois avant sa date
anniversaire, par lettre recommandée avec accusé de réception. La
concurrence fait peut-être mieux dans cette tranche, et étant toujours
vivant (!), vous souhaitez amoindrir vos cotisations pour les cinq
années à venir. Vous le pouvez...
Vérifiez les clauses, comparez les propositions de quelques assureurs,
et si vous pensez que le rapport prestations/versement du capital est
plus favorable chez l'un, allez-y. Faites attention toutefois à ceci :
le temps a passé, votre santé s'est peut-être un peu altérée et votre
adhésion à un nouveau contrat sera assujettie à un examen médical qui
pourrait conduire à une majoration du tarif basique du fait de votre
nouvel état de santé. Donc, procédez après mûre réflexion pour ne pas
subir de préjudice sur la prime à verser. De même, réexaminez votre
propre situation à l'égard du (des) bénéficiaire(s) : votre situation
familiale a peut-être évolué et la clause bénéficiaire doit peut-être
subir quelques amendements... Il est très important d'avoir un
bénéficiaire désigné et identifiable à l'assurance décès ; dans le cas
contraire, au grand bonheur de l'État, le capital passerait dans la
succession avec droits de succession à acquitter...
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